Accueil par une jeune femme antipathique qui faisait la grimace, pas un sourire. Le compatriote ne s'est pas senti bienvenu—triste.
Trois différentes personnes se sont succédées pour le service—curieux, service d'ailleurs qui a pris longtemps a démarrer, après une longue attente à la table pendant laquelle nous nous sommes fait copieusement ignorés j'ai alpagué un peu brutalement un serveur qui m'a regardé avec des yeux écarquillés et puis qui a filé sans demander son reste. Finalement quelqu'un d'autre est venu.
Mon amie a commandé une salade shirazi et du kashk-e bademjan (c'était banal) et j'ai commandé un soltani. Le koubideh était bon, le barg était fade et un peu dur, la cuisine à Shabestan manque d’éclat.
J'ai demandé du sumac, il était vieux, pas la bonne couleur, encore moins la bonne saveur.
Le riz est apparemment rationné chez Shabestan, jamais vu aussi peu de riz dans une assiette persane. La tomate grillée l'était à peine (voir photo), elle reposait sur quelques pauvres feuilles de lettue (mais pourquoi sert-on de la lettue avec du Soltani?).
J'ai choisi la bouteille de vin mais celà n'a pas empêché le serveur de nous redemander à deux reprises (je ne le comprenais pas, on lui a demandé de répéter) 'qui veut goûter?' Alors que, c'est bien la personne qui choisit le vin qui goûte, pas la peine d'interrompre les conversations des gens avec des questions stupides.
Pour le dessert, le makhlout. Difficile de se louper, c'était bien. N'empêche, par curiosité avant de commander le dessert j'ai demandé à la demoiselle (pour rappel, j’ai eu deux messieurs pour le service et après cette demoiselle, tant de monde se pressant à notre table pour un service moyen) si elle avait de la glace au saffran, elle m'a coupé avec impatience en rétorquant que oui ça veut dire le makhlout. Alors que non, ce n'est pas la même chose. Si vous n'avez pas un produit, vous dites juste que vous ne l'avez pas. La glace au saffran, voir à la grenade, sont parfois proposés dans des restaurants persan, mais, des restaurants de premier rang.
Les gens de Shabestan manquaient de professionalisme, de courtoisie, et les plats sont hors de prix--faites-vous inviter si vous venez ici.
Reste l’avantage à venir jusque ici, le « constitutional » sur les Champs après le dîner, la plus belle avenue du monde est à deux pas.